Contrat BDSM : modèle gratuit à remplir, imprimer et télécharger en PDF

Rédaction Monsieur Chasteté Publié le 89 min de lecture

Un contrat BDSM est un accord écrit qui aide deux adultes à définir les règles de leurs séances ou de leur relation : les rôles, les attentes, les limites et les moyens d’arrêter. Il permet de mettre les choses au clair avant de commencer, puis de les revoir lorsque les envies ou la situation changent.

Vous trouverez ci-dessous un modèle de contrat BDSM gratuit à personnaliser, suivi de conseils pour le remplir. Vous pouvez le compléter en ligne, télécharger le PDF remplissable ou l’imprimer, vierge ou rempli.

Contrat BDSM à remplir

Cochez les options qui vous concernent et remplissez les champs correspondants.

MONSIEUR CHASTETÉ — CONTRAT BDSM

Nous rédigeons cet accord pour expliquer ce que nous souhaitons vivre ensemble et les limites que nous entendons respecter. Nous sommes deux adultes et participons librement. Aucun rôle choisi ne donne un droit de propriété sur l’autre personne.

Le document ne remplace jamais notre accord au moment d’une activité. Chacun peut refuser, faire une pause ou arrêter immédiatement, sans devoir se justifier ni subir de conséquence punitive. Une signature, une case cochée, un silence ou un champ vide ne donnent aucune permission générale.

Les ronds servent à choisir une seule réponse. Les cases carrées permettent plusieurs choix, sauf une réponse « aucun » qui exclut les autres. Les précisions s’activent lorsque le choix correspondant est sélectionné. Rien n’est précoché. Nous pouvons laisser un sujet ouvert ; il reste alors à discuter.

Si deux réponses se contredisent, la limite la plus stricte s’applique et nous corrigeons le document avant de commencer. Une rubrique indiquant « aucun » ou « pas de… » ne peut pas être contournée par un détail rempli ailleurs. Un groupe laissé vide n’accorde rien.

1. Participants et rôles

Les deux personnes renseignent leur identité selon le rôle qu’elles occupent dans le présent contrat. Elles confirment être majeures et participer librement à cette dynamique.

Personne dominante

Personne soumise

2. Répartition des rôles

Les personnes désignées à la section 1 occupent respectivement le rôle dominant et le rôle soumis dans le présent contrat. Cette répartition reste fixe tant que cet exemplaire s’applique.

Si elles souhaitent inverser les rôles, elles complètent un autre exemplaire avec la répartition inversée et conviennent de celui qui s’applique.

3. Titres et surnoms

Choisissez les titres ou surnoms que vous souhaitez utiliser pour vous adresser l’un à l’autre.

A – Titres ou surnoms utilisés pour la personne dominante

Titres ou surnoms utilisés pour la personne dominante

Plusieurs choix possibles. Le choix « Aucune appellation particulière » exclut les autres réponses.

B – Titres ou surnoms utilisés pour la personne soumise

Titres ou surnoms utilisés pour la personne soumise

Plusieurs choix possibles. Le choix « Aucune appellation particulière » exclut les autres réponses.

Les appellations correspondent au rôle défini dans ce contrat et aux moments convenus. Elles ne changent ni la dignité de chacun ni son droit de refuser.

4. Cadre de la dynamique

Les rôles et les règles du présent contrat s’appliquent uniquement dans le cadre défini ci-dessous. En dehors de ce cadre, aucune autorité n’est confiée à la personne dominante.

Forme principale de la dynamique

Choisissez une seule réponse au total, dans l’un des groupes A, B ou C. D/S signifie domination et soumission.

A – Une ou plusieurs séances

B – Une dynamique au-delà des séances

C – Autre cadre

5. Moments et lieux concernés

Les deux parties précisent les moments, les lieux et les situations auxquels s’applique le cadre choisi. Toute extension de ce cadre nécessite leur accord explicite.

Moments et lieux convenus

Plusieurs choix possibles dans les deux groupes.

A – Moments et situations concernés

B – Lieux concernés

Indiquez les lieux, jours, horaires, situations ou moyens de communication concernés.

Le début et la fin des séances ou des moments limités sont annoncés clairement. Les personnes extérieures ne sont pas impliquées dans les jeux sans leur propre accord.

6. Limites de l’autorité confiée

Les deux parties conviennent que les domaines cochés ci-dessous sont exclus de l’autorité confiée à la personne dominante.

Domaines exclus de l’autorité confiée

Plusieurs choix possibles.

Ne pas cocher un domaine ne vaut pas autorisation. Les autorisations prévues dans les autres sections restent soumises aux exclusions retenues ici.

7. Durée, période d’essai et révisions

Les deux parties fixent la durée du contrat, une éventuelle période d’essai et les moments prévus pour revoir les règles. Chaque personne peut suspendre une règle, réduire l’intensité ou mettre fin au contrat à tout moment.

Date et heure de début du contrat :

A – Durée du contrat

Durée du contrat

Choisissez une seule réponse.

Heure de fin facultative.

Les durées indiquées sont calculées à partir de la date de début du contrat. Pour une durée indéterminée, la fréquence des révisions est précisée dans la partie C.

Lorsqu’une échéance est fixée, toute prolongation nécessite l’accord explicite des deux parties.

B – Période d’essai

Période d’essai

Choisissez une seule réponse.

Heure de fin facultative.

La période d’essai commence au début du contrat et fait partie de sa durée totale. Elle ne peut pas dépasser la durée du contrat. Pendant l’essai, chaque personne peut retirer une règle, diminuer l’intensité des pratiques ou mettre fin au contrat immédiatement. À la fin de l’essai, les deux parties font le point et confirment leur accord avant de poursuivre.

C – Révisions prévues

Révisions prévues

Plusieurs choix possibles.

Points ponctuels
Fréquences régulières
Après un événement

Chaque révision permet de faire le point sur les règles, les attentes et les limites des deux parties. Un bilan peut également avoir lieu dès que l’une d’elles le demande.

Les modifications convenues sont mises par écrit et acceptées par les deux parties avant leur application, selon les modalités de la section 22. Aucune règle ne peut être ajoutée ni l’autorité confiée élargie sans leur accord explicite.

8. Consentement et suspension de la dynamique

Le présent contrat définit le cadre général de la dynamique. Il ne remplace en aucun cas le consentement de chacune des deux parties.

Le consentement reste limité à ce qui a été accepté. Il ne s’étend pas automatiquement à une autre pratique, à une intensité différente, à un nouvel accessoire, à un autre lieu, à un enregistrement ou à la présence d’un tiers.

Le silence, l’hésitation ou l’absence de réaction ne valent pas accord. Le consentement doit être donné librement, clairement et consciemment. En cas de doute, la pratique est interrompue et le consentement vérifié.

A – Moyens choisis pour vérifier le consentement

Moyens choisis pour vérifier le consentement

Plusieurs choix possibles.

Une liste remplie ou un accord donné auparavant ne remplace pas le consentement au moment de la pratique.

B – Situations imposant une suspension immédiate

Les situations suivantes imposent toujours une suspension immédiate. Ces règles ne sont pas facultatives.

Cette suspension concerne la pratique ou la situation en cours. Les modalités de pause du contrat sont définies à la section 22.

  • Demande de pause ou d’arrêt de l’une des deux personnes.
  • Douleur inhabituelle ou différente de la douleur acceptée.
  • Blessure, malaise ou autre problème physique.
  • Détresse émotionnelle, panique ou réaction psychologique inquiétante.
  • Impossibilité de communiquer ou de vérifier l’état de l’autre personne.
  • Altération importante de la conscience ou perte de réactivité.
  • Consentement incertain à cause de l’alcool, de médicaments ou d’autres substances.
  • Conflit réel empêchant de distinguer le jeu du désaccord personnel.
  • Accessoire défectueux, matériel de sécurité manquant ou environnement devenu dangereux.

Une suspension pour l’un de ces motifs n’est jamais une désobéissance et ne peut entraîner aucune sanction.

La reprise nécessite que la situation soit résolue et que les deux personnes donnent un nouvel accord explicite.

C – Refus simulés dans un scénario convenu

Si le scénario prévoit des refus simulés, les deux personnes en définissent les limites et l’acceptent avant la séance. Un SafeWord et un signal non verbal, définis à la section 9, sont obligatoires et doivent rester utilisables. Le mot de pause ou d’arrêt, le signal non verbal d’arrêt, un refus réel ou un doute sur le consentement imposent l’interruption du scénario.

9. SafeWords et signaux d’arrêt

Les deux parties choisissent les mots et les signaux non verbaux qui permettront de demander clairement une pause ou un arrêt immédiat pendant la pratique.

A – Choix des SafeWords

Choix des SafeWords

Choisissez une seule réponse.

  • Vert : le rythme, l’intensité et l’activité actuelle conviennent.
  • Orange : pause pour vérifier la situation.
  • Rouge : arrêt immédiat.

Les mots personnels doivent être différents, faciles à prononcer, à retenir et à distinguer du vocabulaire utilisé dans le scénario. Une confirmation que tout va bien concerne uniquement la situation actuelle : elle n’autorise pas automatiquement un changement de pratique ou d’intensité.

B – Choix des signaux non verbaux

Le signal non verbal permet de demander un arrêt lorsque parler devient difficile ou impossible. C’est notamment le cas lorsque la personne est bâillonnée ou lorsque le bruit ambiant rend sa voix difficile à entendre. Chaque signal choisi signifie toujours « arrêt immédiat ».

Choix des signaux non verbaux

Plusieurs réponses sont possibles.

Précisez le geste exact, le support ou l’objet utilisé, ainsi que la manière dont l’autre personne reconnaîtra le signal. Chaque signal retenu doit rester utilisable et perceptible pendant toute la pratique.

C – Utilisation des mots et des signaux

Avant de commencer, les deux personnes rappellent le sens des mots choisis et testent le signal non verbal dans les conditions prévues. Si la position ou le matériel change, elles vérifient qu’il reste utilisable.

Les règles suivantes s’appliquent quel que soit le système choisi :

  • Le mot d’arrêt ou le signal non verbal entraîne l’arrêt immédiat de la pratique, sans attendre une répétition ou une explication.
  • Le mot de pause interrompt la pratique le temps de comprendre la demande et de discuter des ajustements souhaités.
  • Chaque personne peut utiliser ces moyens à tout moment, sans devoir se justifier et sans subir de sanction.
  • Un signal incertain, devenu impossible à produire ou difficile à percevoir impose l’interruption de la pratique.
  • La reprise nécessite que la situation soit résolue et que les deux personnes donnent un nouvel accord explicite.

Toute demande réelle de pause ou d’arrêt, même formulée avec d’autres mots, doit être respectée. L’absence de SafeWord ou de signal ne vaut jamais consentement. Les situations imposant une suspension immédiate prévues à la section 8 restent applicables.

10. Santé, sécurité et urgences

Les deux parties précisent les informations de santé utiles, les mesures de sécurité à prévoir et l’organisation permettant d’obtenir de l’aide en cas d’urgence.

A – Informations de santé à prendre en compte

Chaque personne communique les informations utiles aux pratiques envisagées : allergies, sensibilités, douleurs, blessures, limitations physiques ou effets d’un traitement. Elle peut préciser les adaptations nécessaires sans détailler un diagnostic.

Ces informations peuvent être communiquées oralement. Leur inscription dans le contrat est facultative et elles restent confidentielles.

Informations de santé concernant la personne dominante
Informations de santé concernant la personne soumise

Avant chaque séance, les deux personnes signalent tout changement pouvant modifier les conditions de la pratique. Une activité est adaptée ou reportée lorsque les précautions nécessaires ne peuvent pas être respectées.

B – Mesures de sécurité à prévoir

Sélectionnez toutes les mesures de sécurité nécessaires aux pratiques envisagées. Plusieurs réponses sont possibles.

Mesures de sécurité à prévoir

Une mesure à cocher n’est pas forcément facultative : si elle est nécessaire à la pratique, elle doit être mise en place avant de commencer, qu’elle soit cochée ou non. Cette liste peut être complétée selon les pratiques prévues.

C – Vérifications de sécurité obligatoires

Avant chaque séance, les deux personnes vérifient les conditions suivantes. Elles sont obligatoires et ne peuvent pas être écartées :

  • Le matériel est propre, adapté à son usage et en bon état. Il est contrôlé avant chaque utilisation.
  • Les deux personnes connaissent le fonctionnement et les limites d’utilisation du matériel.
  • Les clés, les systèmes d’ouverture ou de déverrouillage et les moyens de retrait nécessaires pour libérer une personne attachée ou immobilisée restent directement accessibles et à portée de main pendant toute la pratique.
  • Les SafeWords et les signaux d’arrêt restent utilisables et perceptibles dans les conditions prévues.
  • L’espace de pratique est dégagé et adapté aux mouvements prévus. Les supports utilisés sont stables et les sorties restent accessibles.
  • Un téléphone utilisable est accessible pour demander de l’aide.
  • Une personne immobilisée ou dont les moyens de communication sont limités reste sous surveillance directe pendant toute la pratique.
  • Les contraintes et les positions maintenues sont limitées dans le temps. L’état de la personne est vérifié régulièrement pour déterminer si elles doivent être adaptées ou interrompues.
  • Les accessoires destinés à la pénétration sont propres avant utilisation et nettoyés après chaque usage, conformément aux consignes du fabricant.
  • Lorsqu’un préservatif recouvre un accessoire, il est remplacé à chaque changement de personne ou d’orifice.

Ces conditions doivent rester respectées pendant toute la pratique.

Une pratique est interrompue si le matériel devient défectueux, si la communication n’est plus possible ou si une précaution indispensable ne peut plus être respectée.

Ces mesures complètent les règles de suspension de la section 8 et les SafeWords et signaux d’arrêt définis à la section 9.

D – Organisation en cas d’urgence

En cas d’urgence, notamment de perte de connaissance, de difficultés respiratoires importantes ou de saignement abondant, la pratique s’arrête immédiatement et les deux personnes sortent de leurs rôles.

En France, le 15 permet de joindre le Samu pour une urgence médicale et le 112 permet de contacter les secours.

Lors de l’appel, la personne qui contacte les secours indique l’adresse exacte, décrit ce qui s’est passé et l’état de la personne concernée, puis suit les consignes reçues. Elle communique les informations utiles à la prise en charge et facilite l’accès des secours au lieu.

Prévenir un proche ne remplace pas l’appel aux secours. Aucune permission préalable n’est nécessaire pour demander de l’aide ou appeler les secours. Le rôle occupé, les règles du contrat ou la confidentialité de la relation ne doivent jamais retarder ces démarches ni empêcher de transmettre les informations nécessaires aux soins.

11. Pratiques physiques et accessoires autorisés

Les deux parties précisent les pratiques physiques et les accessoires acceptés dans leur dynamique BDSM. Chaque choix concerne uniquement les personnes, les usages et les conditions convenus. Il ne remplace pas le consentement au moment de la pratique.

A – Choix des pratiques physiques

Sélectionnez les pratiques physiques acceptées. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucune pratique physique » exclut les autres réponses.

Choix des pratiques physiques

Immobilisation, bondage et positions

Restriction des sens et de la parole

Impacts et pressions

Contacts et jeux de sensations

Jeux génitaux ciblés

Présentation du corps

Pour chaque pratique retenue, précisez qui la réalise et qui la reçoit, les actes acceptés, les moyens utilisés, les zones du corps concernées, la durée et les conditions convenues. Les autorisations peuvent être différentes pour la personne dominante et la personne soumise.

Précisez également les styles et les variantes retenus : bondage avec cordes de type shibari ou kinbaku ; suspension partielle ou complète ; restriction des chevilles ; jeux visant les mamelons ; impacts sur la plante des pieds, par exemple.

Si un jeu de rôle comprenant une contrainte physique simulée est prévu, précisez le scénario et ses conditions à la section 15. Les contraintes physiques restent limitées aux pratiques et aux conditions acceptées ici.

Une pratique cochée reste limitée à ce qui a été précisément convenu. Une zone du corps ou une variante non discutée ne sont pas automatiquement autorisées.

Les exclusions définies à la fin de la section 11 restent applicables à toutes les cases de cette liste. Le choix d’une catégorie n’autorise pas les actes exclus du cadre du présent contrat.

B – Choix des accessoires

Sélectionnez les accessoires acceptés pour les pratiques retenues. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun accessoire particulier » exclut les autres réponses.

Choix des accessoires

Immobilisation, bondage et positions

Colliers et laisses

Restriction des sens et de la parole

Accessoires de frappe

Pressions et jeux de sensations

Présentation du corps

Pour chaque catégorie cochée, précisez les accessoires effectivement retenus. Le choix d’une catégorie ne vaut pas acceptation de tous les modèles, matériaux ou dispositifs qui peuvent en faire partie.

Le choix d’un accessoire n’autorise pas toutes ses utilisations ni toutes les combinaisons avec d’autres accessoires. Il est utilisé uniquement pour une pratique acceptée, dans les conditions convenues.

Les sextoys sont sélectionnés dans la partie D de la section 12. Les cages et ceintures de chasteté sont identifiées dans la partie H de cette même section.

Les exclusions définies à la fin de la section 11 restent applicables à toutes les cases de cette liste. Le choix d’une catégorie n’autorise pas les actes exclus du cadre du présent contrat.

C – Intensité maximale convenue

Choisissez une seule réponse. Si les intensités maximales diffèrent selon les personnes ou les pratiques, choisissez la dernière option et précisez-les dans les champs ci-dessous.

Intensité maximale convenue

Les termes « douce », « modérée » et « soutenue » doivent être précisés pour les pratiques retenues. Pour chaque personne, indiquez les limites d’intensité acceptées et les éventuelles différences entre les pratiques.

L’intensité convenue constitue un plafond, pas un objectif à atteindre. Elle peut être réduite à tout moment. Une intensité supérieure ou non discutée nécessite un nouvel accord explicite.

D – Marques acceptées ou refusées

Choisissez une seule réponse pour chaque personne. Lorsqu’une marque est acceptée, précisez sa nature, les zones du corps concernées et les contraintes de visibilité.

Personne dominante
Marques acceptées ou refusées — personne dominante
Personne soumise
Marques acceptées ou refusées — personne soumise

L’acceptation de marques reste limitée à leur nature et aux zones expressément convenues. Elle ne permet pas de dépasser l’intensité maximale acceptée.

Les règles de consentement et de suspension de la section 8, les SafeWords et signaux d’arrêt de la section 9, ainsi que les mesures de santé et de sécurité de la section 10 restent applicables.

E – Pratiques exclues et pratiques nécessitant un cadre distinct

Pratiques exclues du contrat

La sélection des pratiques, accessoires, intensités ou marques de cette section n’autorise aucune pratique visant à gêner la respiration, à provoquer une perte de conscience, à altérer fortement la circulation sanguine, à causer une brûlure, à perforer la peau ou à produire une marque durable.

Ces pratiques restent exclues du cadre du présent contrat, y compris lorsqu’une catégorie générale ou la case « autre » est cochée. Le présent contrat ne vaut jamais validation de ces pratiques. Elles exigent un cadre spécifique, distinct et une évaluation renforcée des risques. La mise en place d’un tel cadre ne constitue pas, à elle seule, une garantie de sécurité.

Pratiques nécessitant un accord distinct

Les lavements érotiques et les jeux urétraux ne sont pas spécifiquement encadrés par le présent contrat. Leur acceptation nécessite un accord distinct précisant les actes, les conditions et les risques discutés. Les cases générales « pénétration », « autre pratique » ou « autre objet » ne suffisent pas à les autoriser.

12. Sexualité, orgasmes et chasteté

Les deux parties définissent la place des activités sexuelles dans leur dynamique BDSM, les pratiques et les sextoys acceptés, ainsi que les éventuelles règles concernant les orgasmes, la chasteté et les contenus érotiques. Ces choix restent soumis au consentement de chaque personne au moment concerné.

A – Place des activités sexuelles dans la dynamique

Choisissez une seule réponse.

Place des activités sexuelles dans la dynamique

Si la première option est retenue, les parties B à F ne sont pas à remplir. Les éventuelles règles individuelles concernant les orgasmes, la chasteté et la consultation de contenus érotiques peuvent être définies séparément dans les parties G à I.

B – Pratiques sexuelles autorisées

Sélectionnez les pratiques sexuelles acceptées. Plusieurs réponses sont possibles.

Pratiques sexuelles autorisées

Baisers, caresses et contacts

Masturbation et stimulation

Pratiques orales

Pénétrations

Excitation et contrôle du plaisir

Substances corporelles et autres textures

Pour chaque interdiction ou condition, précisez la personne concernée et, si nécessaire, les zones concernées.

Pour les pénétrations retenues, précisez les moyens et les combinaisons expressément acceptés pour chaque personne. Une case générale cochée ne permet pas de dépasser une interdiction ou une condition particulière.

Pour les jeux impliquant des substances, précisez les contacts acceptés et leurs limites. Un contact extérieur n’autorise pas automatiquement un contact avec la bouche, une ingestion ou un acte destiné à produire la substance.

Les autorisations et conditions des parties D à H et de la section 17 restent applicables.

Une pratique cochée n’autorise pas automatiquement toutes ses variantes. Les limites d’intensité et les exclusions définies à la section 11 restent applicables.

C – Modalités de choix des pratiques sexuelles

Les choix restent limités aux pratiques sexuelles sélectionnées et précisées dans la partie B.

Choisissez une seule réponse.

Modalités de choix des pratiques sexuelles

Quel que soit le choix retenu, chaque personne conserve le droit de refuser une pratique, de demander une pause ou d’arrêter. Le consentement reste nécessaire au moment de la pratique.

Initiatives sexuelles

Choisissez une seule réponse.

Initiatives sexuelles

Ce choix concerne seulement l’initiative des pratiques déjà autorisées. Le consentement actuel reste nécessaire : tout refus ou retrait impose l’arrêt ; en cas de doute, l’initiative est suspendue jusqu’à l’obtention d’un accord explicite.

D – Choix des sextoys et objets autorisés

Sélectionnez les sextoys acceptés pour les pratiques retenues. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun sextoy » exclut les autres réponses de cette liste.

Choix des sextoys et objets autorisés

Accessoires pour le pénis

Vibrations et stimulation

Pénétration et accessoires internes

Commande à distance

Précisez les personnes concernées et, si nécessaire, le modèle ou les caractéristiques utiles. Pour un sextoy commandé à distance, indiquez qui peut le commander et dans quelles conditions, conformément à la section 18.

Les sextoys et objets retenus complètent les accessoires identifiés à la section 11. Accepter un sextoy ou un objet ne vaut pas acceptation de toutes ses utilisations. Le contrôle à distance reste limité aux moments convenus et doit pouvoir être interrompu par la personne concernée.

Les cages et ceintures de chasteté sont identifiées dans la partie H, qui définit également leurs conditions d’utilisation.

E – Protections et hygiène sexuelle

Protections retenues

Sélectionnez les protections nécessaires aux pratiques envisagées. Plusieurs réponses sont possibles.

Protections nécessaires

Une protection à cocher n’est pas forcément facultative. Si elle est nécessaire à la pratique envisagée, elle doit être utilisée.

Échanges de fluides

Des échanges de fluides sont-ils acceptés ?

Échanges de fluides

Si oui, précisez les fluides, les contacts acceptés et leurs limites dans le champ ci-dessous.

Règles d’hygiène

Les règles suivantes complètent les mesures de la section 10 :

  • Les mains sont propres avant et après les contacts sexuels.
  • Les sextoys sont propres avant utilisation et nettoyés après chaque usage, conformément aux consignes du fabricant. En cas de partage, ils sont également nettoyés entre deux personnes.
  • Un préservatif placé sur un sextoy est remplacé à chaque changement de personne ou d’orifice.
  • Le lubrifiant utilisé est compatible avec les protections et les accessoires retenus.

Le nettoyage d’un sextoy ne remplace pas l’utilisation d’une protection convenue.

Les protections et les produits utilisés tiennent compte des allergies et sensibilités signalées à la section 10.

Une pratique est interrompue si une protection convenue manque, se détériore ou ne peut plus être utilisée correctement.

F – Contraception et dépistage des IST

Contraception

Quels moyens de contraception sont prévus pour prévenir une grossesse ?

Plusieurs réponses sont possibles. Les choix « Aucun moyen de contraception » et « Non concerné » excluent les autres réponses.

Moyens de contraception

Une contraception destinée à prévenir une grossesse ne remplace pas la protection contre les infections sexuellement transmissibles.

Dépistage des IST

Des dispositions concernant le dépistage des IST sont-elles convenues ?

Choisissez une seule réponse.

Dispositions concernant le dépistage des IST

Si oui, précisez les modalités convenues dans le champ ci-dessous.

G – Règles concernant les orgasmes

Les règles ci-dessous s’appliquent à la personne soumise.

Règles retenues

Sélectionnez les règles retenues. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun contrôle particulier des orgasmes » exclut les autres règles de cette liste.

Règles concernant les orgasmes
sur la période suivante :

Les règles sélectionnées s’appliquent ensemble. Un nombre maximal ou un planning ne remplace pas l’autorisation de la personne dominante lorsque celle-ci est requise.

Le choix « Aucun contrôle particulier des orgasmes » ne fixe aucune règle d’autorisation, de nombre ou de période. Les formes d’orgasme acceptées sont précisées ci-dessous.

Formes d’orgasme acceptées

Lorsque l’orgasme est autorisé, sélectionnez les formes acceptées. Plusieurs réponses sont possibles.

Formes d’orgasme acceptées

Une autorisation d’orgasme n’oblige jamais à rechercher ou à atteindre un orgasme. Les règles concernent les comportements volontaires : un orgasme ou une éjaculation involontaire ne constitue pas un manquement et ne peut entraîner aucune sanction.

H – Conditions de chasteté

Les règles de chasteté retenues s’appliquent à la personne soumise.

Rythme de la chasteté

Choisissez une seule réponse.

Rythme de la chasteté

Si aucune règle de chasteté n’est prévue, la suite de cette partie n’est pas à remplir.

Utilisation d’un dispositif physique

Si une forme de chasteté est retenue, choisissez une seule réponse.

Utilisation d’un dispositif physique
Restrictions convenues

Sélectionnez les restrictions acceptées pendant les périodes de chasteté. Plusieurs réponses sont possibles.

Restrictions pendant les périodes de chasteté

Les restrictions retenues ici s’ajoutent aux limites des parties B et G pendant les périodes convenues. Une autorisation prévue dans ces parties ne lève pas automatiquement une restriction de chasteté.

Dispositif utilisé et conditions de port

Lorsqu’un dispositif est retenu, complétez les champs suivants.

La période de chasteté et les périodes de port du dispositif sont précisées séparément. Une période de chasteté ne signifie pas que le dispositif doit rester porté sans interruption.

Une clé de secours ou un autre moyen de déverrouillage adapté au dispositif reste immédiatement accessible à la personne qui le porte.

Le dispositif doit pouvoir être retiré lorsque la personne le demande ou lorsque son état l’exige. Un retrait nécessaire pour la sécurité, l’hygiène ou les soins ne dépend d’aucune autorisation préalable et ne peut entraîner de sanction.

I – Consultation de contenus érotiques

Les règles de consultation ci-dessous s’appliquent à la personne soumise.

Choisissez une seule réponse.

Consultation de contenus érotiques

Cette partie concerne uniquement leur consultation. Elle n’autorise pas la création, l’enregistrement, l’envoi ou la publication de contenus intimes représentant l’une des deux personnes. Ces actions nécessitent un accord distinct et précis.

Les règles de consentement et de suspension de la section 8, les SafeWords et signaux d’arrêt de la section 9, ainsi que les mesures de santé et de sécurité de la section 10 restent applicables à l’ensemble de cette section.

13. Règles de comportement, protocoles et services

Cette partie est facultative. Les deux personnes définissent les comportements, les rituels et les services qu’elles souhaitent intégrer à leur dynamique BDSM, ainsi que le degré de formalité et les moments d’application du protocole. Ces choix restent soumis au consentement de chaque personne.

A – Niveau de protocole

Choisissez une seule réponse.

Niveau de protocole

Le niveau choisi donne une orientation générale. Les règles exactes sont celles précisées dans les parties suivantes.

Si aucun protocole particulier n’est retenu, les parties B, C et E ne sont pas à remplir. Les parties D et F restent disponibles.

B – Cadre d’application du protocole

Choisissez une seule réponse.

Cadre d’application du protocole

Un cadre continu ne signifie pas que chaque instant comporte une consigne ou un rituel. Les exceptions et les règles de suspension de la partie E restent applicables.

C – Comportements et rituels convenus

Sélectionnez les comportements et les rituels retenus. Plusieurs réponses sont possibles.

Comportements et rituels convenus

Pour chaque règle ou rituel retenu, précisez la personne concernée et les consignes exactes. Les titres et surnoms restent ceux définis à la section 3.

D – Collier, bijou ou symbole de la dynamique

Sélectionnez les modalités de port retenues. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun collier, bijou ou symbole particulier » exclut les autres réponses de cette liste.

Modalités de port du symbole

Le choix d’un symbole et ses conditions de port ne modifient pas les limites de l’autorité confiée ni les règles de consentement.

E – Exceptions et suspension du protocole

L’application du protocole reste limitée aux moments et lieux convenus à la section 5, dans le respect des exclusions retenues à la section 6.

Sélectionnez les situations dans lesquelles vous convenez de suspendre le protocole. Plusieurs réponses sont possibles.

Situations de suspension du protocole

Le protocole est toujours suspendu dès que l’une des deux personnes le demande ou souhaite communiquer hors rôle. Les situations imposant une suspension aux sections 8 et 10 restent obligatoires, indépendamment des cases cochées ci-dessus.

Un refus, une demande de pause ou d’arrêt, le signalement d’un problème, une demande d’aide ou de communication hors rôle peuvent toujours être exprimés directement, sans permission ni formulation particulière.

Un rituel de fin ne doit jamais retarder l’arrêt d’une pratique. Une suspension demandée ou nécessaire à la sécurité ne constitue pas un manquement et ne peut entraîner aucune sanction.

Dans un lieu public, le protocole doit rester discret et ne doit jamais imposer une participation, une gêne ou une exposition sexuelle à des personnes extérieures non consentantes.

F – Services convenus

Cette partie est facultative et peut être remplie même si aucun protocole particulier n’est retenu.

Sélectionnez les services acceptés. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun service particulier » exclut les autres réponses.

Services convenus

Précisez les tâches effectivement retenues, les personnes concernées, les moments et les limites.

Les services restent limités aux moments convenus à la section 5 et respectent les exclusions retenues à la section 6. Les éventuelles pratiques physiques ou sexuelles associées restent soumises aux autorisations des sections 11 et 12. Les dépenses restent encadrées par la section 19.

Les règles de consentement et de suspension de la section 8, les SafeWords et signaux d’arrêt de la section 9, ainsi que les mesures de santé et de sécurité de la section 10 restent applicables à l’ensemble de cette section.

14. Conséquences et récompenses

Les deux personnes définissent les conséquences qu’elles acceptent en cas de manquement à une règle convenue, ainsi que les récompenses qu’elles souhaitent prévoir. Cette partie est facultative et reste soumise au consentement de chaque personne.

A – Nature des conséquences autorisées

Sélectionnez les types de conséquences acceptés. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucune conséquence prévue » exclut les autres réponses.

Nature des conséquences autorisées

Les conséquences exactes et leurs limites sont définies dans la partie C. Cocher une catégorie ne suffit pas à autoriser une conséquence particulière. Les autorisations et les limites fixées dans les autres sections restent applicables.

Si aucune conséquence n’est prévue, les parties B, C et D ne sont pas à remplir. La partie E concernant les récompenses reste disponible.

B – Situations pouvant entraîner une conséquence

Sélectionnez les manquements aux règles ou aux engagements convenus dans la dynamique. Plusieurs réponses sont possibles.

Situations pouvant entraîner une conséquence

Pour chaque situation retenue, précisez la règle ou l’engagement concerné et, si nécessaire, la personne à laquelle il s’applique.

Les règles concernées doivent avoir été acceptées, être connues et comprises. Elles doivent s’appliquer au moment des faits et pouvoir être respectées dans les circonstances concernées.

Un oubli, une erreur ou un empêchement doit pouvoir être expliqué avant toute décision. Une situation cochée n’entraîne pas automatiquement l’application d’une conséquence.

Une punition jouée dans un scénario, sans manquement réel, relève du jeu accepté entre les deux personnes.

C – Choix des conséquences autorisées

Sélectionnez les conséquences acceptées parmi les catégories autorisées en partie A. Plusieurs réponses sont possibles.

Choix des conséquences autorisées

Pour chaque conséquence retenue, précisez son contenu exact, la personne concernée et les limites utiles : durée, quantité, fréquence, intensité ou montant et plafond financier.

Une conséquence ne permet jamais d’introduire une pratique non acceptée ni de dépasser les limites prévues dans les autres sections.

D – Décision et application d’une conséquence

Choisissez une seule réponse.

Décision et application d’une conséquence

En cas de manquement réel, les deux personnes vérifient les faits, les raisons du manquement et la règle concernée. Avant toute application, la conséquence retenue est annoncée clairement et le consentement est vérifié.

La conséquence doit être clairement définie, comprise et proportionnée à la situation. Son application doit être compatible avec l’état physique et émotionnel de la personne concernée.

Un conflit réel se traite hors rôle. Une conséquence ne sert pas à régler une colère ni à obtenir un aveu.

Les règles suivantes restent obligatoires, en complément des sections 8, 9 et 10 :

  • Aucune conséquence ne peut sanctionner l’expression d’une limite, un retrait du consentement, un problème de santé ou le refus d’une pratique. Cette protection s’applique aussi aux demandes de pause, d’arrêt ou d’aide et à l’utilisation d’un SafeWord ou d’un signal non verbal d’arrêt.
  • Un problème de santé, un empêchement réel ou une réaction corporelle involontaire ne constituent pas, à eux seuls, un manquement.
  • L’eau, l’alimentation, le repos nécessaire, l’accès aux toilettes, les soins, les moyens de communication et la possibilité de demander de l’aide restent accessibles.
  • Une conséquence peut être refusée, interrompue ou remplacée par une discussion. Un refus ou une interruption ne justifie aucune aggravation ni conséquence supplémentaire.

Une fois la conséquence convenue terminée, le même manquement ne peut justifier une nouvelle conséquence.

E – Choix des récompenses

Sélectionnez les récompenses prévues. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucune récompense particulière » exclut les autres réponses.

Choix des récompenses

Une récompense peut être refusée sans sanction. Elle n’impose aucune activité sexuelle ni aucune dépense non convenue et ne permet pas de dépasser les limites acceptées. Les cadeaux, versements et dépenses restent soumis à la section 19 « Argent, dépenses, cadeaux et domination financière ».

Les soins, l’aftercare et le soutien nécessaire ne sont pas des récompenses à gagner. Le retrait d’une récompense ne peut pas servir à faire pression sur une personne qui exprime une limite ou retire son consentement.

15. Jeux de rôle, scénarios et fétiches

Les deux personnes précisent les jeux de rôle, les scénarios et les fétiches qu’elles souhaitent évoquer ou intégrer à leur dynamique BDSM. Leur sens et leurs conditions sont définis d’un commun accord. Les participants et les personnages joués sont adultes.

A – Place des scénarios et des fétiches dans la dynamique

Choisissez une seule réponse.

Place des scénarios et des fétiches dans la dynamique

Si aucun scénario ni fétiche particulier n’est inclus, les parties B à D ne sont pas à remplir.

B – Jeux de rôle et scénarios acceptés

Sélectionnez les scénarios acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Jeux de rôle et scénarios acceptés

Personnages et situations

Rôles symboliques et présentation

Autres mises en scène

C – Fétiches et supports retenus

Sélectionnez les thèmes et les supports retenus. Plusieurs réponses sont possibles. Précisez les éléments effectivement choisis dans la partie D.

Fétiches et supports retenus

Corps et sensations

Vêtements, accessoires et matières

Objets et autres supports

D – Déroulement, conditions et limites

Pour chaque choix retenu, précisez les personnes concernées, les personnages ou les supports, les actes acceptés et les modalités utiles : moments, zones, durée ou déroulement.

Indiquez également si le thème reste dans la seule évocation ou fait l’objet d’une mise en scène.

Un intérêt, un fantasme ou une case cochée ne vaut pas accord pour tous les actes ou usages associés. Seuls les actes et les conditions expressément définis et acceptés peuvent être mis en œuvre.

Les pratiques et les accessoires restent soumis aux autorisations et aux exclusions des sections 11 et 12. Les services restent encadrés par la section 13. Toute dimension humiliante reste encadrée par la section 16. Un personnage joué ne modifie pas les limites de l’autorité confiée.

Les règles de consentement, de suspension, de SafeWords et de sécurité des sections 8 à 10 restent applicables.

16. Humiliation, dégradation symbolique et exposition

Les deux personnes définissent les jeux d’humiliation, de dégradation symbolique ou d’exposition qu’elles acceptent dans leur dynamique BDSM et leurs conditions d’application. Un accord donné pour un jeu dans un contexte précis n’autorise pas à dévaloriser l’autre personne en dehors du cadre convenu.

A – Place de ces jeux dans la dynamique

Choisissez une seule réponse.

Place de ces jeux dans la dynamique

Si aucun de ces jeux n’est prévu, les parties B à D ne sont pas à remplir.

B – Formes autorisées

Sélectionnez les formes acceptées. Plusieurs réponses sont possibles.

Formes autorisées

Paroles, gestes et rituels

Présentation du corps et exposition

Scénarios de dégradation symbolique

L’exposition peut être acceptée sans humiliation ni dégradation symbolique. Le caractère humiliant d’un rôle ou d’une présentation doit être expressément convenu.

Pour chaque forme retenue, précisez la personne concernée, les mots, gestes ou comportements acceptés et les limites utiles : zones, scénario, durée, répétition ou intensité.

Cocher une catégorie ne suffit pas à autoriser toutes les pratiques qui peuvent s’y rattacher. Une pratique acceptée aux sections 11 à 13 n’est pas automatiquement acceptée comme moyen d’humiliation.

C – Contextes autorisés et présence de tiers

Sélectionnez les contextes acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Contextes autorisés et présence de tiers

Les contextes retenus restent limités aux moments et lieux acceptés à la section 5. La présence de tiers et les échanges à distance restent encadrés par les sections 17 et 18. Une forme acceptée en privé n’est pas automatiquement autorisée devant d’autres personnes.

Toute personne associée à la mise en scène, comme participante ou spectatrice, doit être adulte, informée et consentante. La présence dans un lieu BDSM ne remplace pas cet accord. Observer une scène n’autorise pas à y participer.

Dans un lieu public ordinaire, aucun acte sexuel ni aucune exposition intime n’est autorisé par cette section. Les comportements retenus ne doivent pas impliquer ou gêner des personnes extérieures non consentantes.

L’accord pour être vu n’autorise pas la photographie, l’enregistrement ni la diffusion à des tiers, y compris en direct. Ces actions nécessitent un accord distinct et précis.

D – Mots, thèmes et situations exclus

Précisez les mots, les sujets et les situations qui doivent rester en dehors de ces jeux.

Une limite n’a pas à être justifiée. L’acceptation d’un mot ou d’un thème ne vaut pas accord pour des propos plus appuyés, des termes voisins ou un autre contexte.

E – Application, arrêt et retour hors rôle

Avant le jeu, les deux personnes discutent des besoins de réassurance ou d’aftercare.

Les paroles et les mises en scène convenues appartiennent au jeu. Un statut inférieur ou une dévalorisation symbolique ne constituent pas un jugement réel sur la valeur de la personne.

Le jeu s’arrête dès qu’une personne le demande, utilise un SafeWord ou un signal d’arrêt, ou en cas de détresse ou de doute sur le consentement. Un refus, une limite exprimée ou un arrêt ne peuvent entraîner aucune sanction.

Après le jeu, les deux personnes font un point hors rôle sur ce qui a été bien ou mal vécu et sur les besoins de soutien. Un malaise peut aussi être signalé plus tard et conduire à modifier les accords avant de renouveler le jeu.

Les règles de consentement, de suspension et de sécurité des sections 8 à 10 restent applicables, y compris lorsque le jeu est uniquement verbal ou symbolique.

17. Tiers et autres partenaires dans la dynamique

Les deux personnes définissent la place des tiers dans leurs séances BDSM, en présentiel ou à distance, et leurs accords concernant d’autres partenaires. Toute présence ou participation nécessite le consentement de chaque personne concernée, y compris celui du tiers.

A – Place des tiers dans les séances

Choisissez une seule réponse.

Place des tiers dans les séances

Si aucun tiers n’est prévu, les parties B et C ne sont pas à remplir. La partie D concernant les autres partenaires en dehors des séances reste disponible.

B – Rôles et participation autorisés

Sélectionnez les rôles, les participations et les configurations acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Rôles et participation autorisés

Rôles et formes de participation des tiers

Nombre de participants

Scénarios et activités collectives

Les nombres indiqués comprennent toutes les personnes participant à l’activité.

Pour chaque tiers, précisez son identité ou pseudonyme, son rôle, les pratiques auxquelles il peut participer et les personnes concernées. Indiquez également le nombre maximal de personnes présentes, les participations simultanées acceptées, les lieux et les moments convenus.

Cocher un rôle ou une configuration ne suffit pas à autoriser toutes les pratiques qui peuvent s’y rattacher. Les autorisations et les limites des sections 11 à 16 restent applicables.

C – Accords et vérifications avant la séance

Les points suivants doivent être vérifiés avant toute présence ou participation d’un tiers convenu. Les vérifications applicables à la séance sont obligatoires.

  • Les tiers sont adultes, informés du cadre et en état de donner un consentement libre.
  • L’identité ou le pseudonyme des participants et des observateurs convenus est connu. Les conditions d’observation sont définies.
  • Les personnes concernées ont discuté du déroulement, des rôles, des pratiques et des limites de chacun.
  • Les risques des pratiques prévues et les moyens de les réduire sont discutés.
  • Les SafeWords et les signaux d’arrêt de chaque personne sont connus de toutes les personnes impliquées et restent utilisables.
  • Les informations pouvant être partagées et les engagements de confidentialité sont définis.
  • Les précautions de santé, les protections et les mesures d’hygiène nécessaires sont prévues.
  • L’organisation de la séance et le soutien après la pratique sont convenus. Les personnes chargées de la surveillance et des vérifications pendant la séance sont désignées.

Dans un événement BDSM, les conditions d’observation et les règles du lieu sont connues et acceptées. Les spectateurs de passage sont distingués des tiers invités ou associés au scénario.

Un accord entre les deux personnes ne permet jamais de consentir au nom d’un tiers. Celui-ci exprime ses propres choix et ses propres limites.

D – Autres partenaires en dehors des séances

Cette partie concerne les activités sexuelles ou les dynamiques BDSM avec d’autres partenaires, en dehors des séances communes.

Choisissez une seule réponse.

Autres partenaires en dehors des séances

Précisez la personne concernée, les activités acceptées ou exclues et les conditions d’accord ou d’information. Si les règles diffèrent entre les deux personnes, indiquez ces différences dans le même champ.

Les modalités d’information prévoient les changements pouvant modifier les conditions du consentement, notamment ceux concernant les protections ou les participations. Les informations partagées restent limitées à ce qui est utile aux accords convenus et respectent la vie privée des autres partenaires.

L’absence d’accord au cas par cas entre les deux personnes ne dispense jamais du consentement des partenaires effectivement impliqués. Les engagements relationnels existants ne sont modifiés que par un accord explicite.

E – Confirmation, changements et retrait de l’accord

Avant chaque séance impliquant un tiers, les personnes concernées confirment explicitement leur accord sur les personnes présentes, les rôles et les pratiques prévues. Un accord antérieur ne remplace pas cette confirmation.

Un changement non prévu de personne, de rôle ou de pratique impose une pause pour vérifier les accords avant de poursuivre. L’extension des participations ou des pratiques au-delà de ce qui était prévu est reportée à une nouvelle discussion hors rôle, lorsque chacun est en état de consentir. Un observateur ne devient pas participant sans discussion préalable et accord explicite des personnes concernées.

Chaque personne peut refuser une présence ou une participation qui la concerne, demander une pause ou retirer son consentement. Elle n’a pas à justifier ce choix et ne peut être sanctionnée pour l’avoir exprimé.

Lorsqu’un participant ou un observateur convenu retire son accord à la scène, celle-ci est interrompue. Une éventuelle reprise ou réorganisation nécessite de vérifier les nouvelles conditions et d’obtenir l’accord des personnes encore concernées.

Après la séance, un bref point est proposé aux personnes impliquées sur leur vécu et leurs besoins de soutien. Les besoins des tiers participants sont également pris en compte, ainsi que les possibilités de contact ou de suivi convenues.

Observer ou participer n’autorise pas à photographier, enregistrer ou diffuser des contenus intimes. Ces actions nécessitent un accord distinct et précis.

Les règles de consentement, de suspension, de SafeWords et de sécurité des sections 8 à 10 restent applicables.

18. Contrôle à distance, échanges numériques et vie privée

Cette section encadre les échanges numériques et les consignes ou commandes à distance, quelle que soit la distance géographique entre les deux personnes. Elles définissent les moyens de communication et les permissions numériques qu’elles acceptent dans leur dynamique BDSM. Ces choix restent limités au cadre convenu et au consentement de chaque personne.

A – Place du contrôle à distance

Choisissez une seule réponse.

Place du contrôle à distance

Si aucun contrôle à distance n’est prévu, les parties C et D ne sont pas à remplir. Les communications et les partages volontaires des parties B, E et F restent disponibles.

B – Moyens de communication et disponibilités

Moyens de communication

Sélectionnez les moyens de communication retenus. Plusieurs réponses sont possibles.

Moyens de communication

Échanges érotiques acceptés

Sélectionnez les formes d’échanges acceptées. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun échange érotique » exclut les autres réponses de ce groupe.

Échanges érotiques acceptés

Les disponibilités et les délais tiennent compte du travail, du repos et des autres obligations. Un moyen de communication accepté n’impose pas une disponibilité permanente.

Le statut « en ligne », la lecture d’un message ou l’absence de réponse ne valent pas consentement à une consigne, à un appel ou à une pratique.

Un guidage érotique ponctuel peut être librement accepté sans instaurer de contrôle à distance.

Les pratiques restent soumises aux autorisations de la section 12, et les contenus intimes aux accords de la section 20. Les consignes relevant d’un contrôle à distance sont précisées dans la partie C.

C – Consignes et tâches à distance

Sélectionnez les types de consignes et de tâches acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Consignes et tâches à distance

Une pratique acceptée en présence du partenaire n’est pas automatiquement acceptée à distance. Les autorisations et les limites des sections correspondantes restent applicables.

Retours ou preuves de réalisation

Sélectionnez les retours prévus. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun retour ni aucune preuve » exclut les autres réponses.

Retours ou preuves de réalisation

Pour chaque tâche retenue, précisez ce qui est demandé et les limites de sa réalisation. Les retours demandés restent limités à la tâche convenue et à son déroulement.

Avant l’envoi d’une image, la personne qui l’effectue vérifie qu’elle ne révèle pas d’informations privées non convenues, notamment dans l’arrière-plan ou les données de localisation. Aucune information confidentielle concernant un tiers n’est transmise sans son accord.

La création ou l’envoi d’un contenu intime nécessite un accord distinct et précis pour chaque création et envoi. Une demande de preuve ne suffit pas à les autoriser. Une personne peut refuser l’envoi d’une image sans sanction ; une autre forme de retour peut être convenue.

D – Commande à distance des sextoys et accessoires connectés

Choisissez une seule réponse.

Commande à distance des sextoys et accessoires connectés

Les sextoys concernés restent ceux acceptés à la section 12. Autoriser leur utilisation ne suffit pas à autoriser leur commande par une autre personne.

Avant l’utilisation, les deux personnes vérifient le fonctionnement de l’accessoire, les permissions de commande et les moyens de l’arrêter. La personne qui l’utilise conserve un moyen immédiat d’arrêt, même si la connexion est coupée ou si le partenaire ne répond plus.

Les liens, codes ou permissions de commande ne sont transmis qu’aux personnes autorisées. Toute participation d’un tiers reste soumise aux accords de la section 17.

E – Partage de localisation

Choisissez une seule réponse.

Partage de localisation

Le partage reste volontaire, limité aux destinataires désignés et aux modalités convenues. La personne concernée peut l’interrompre à tout moment, y compris lorsqu’aucune date de fin n’est déterminée.

L’accord pour partager une position n’autorise pas à conserver un historique des déplacements ni à transmettre ces informations à d’autres personnes sans accord distinct.

F – Accès aux appareils, aux comptes et aux communications privées

Cette partie précise les espaces numériques utilisés pour la dynamique et les éventuels accès aux éléments personnels de l’autre personne. L’utilisation d’un canal commun ou d’un espace réservé à la dynamique ne donne aucun accès supplémentaire à ses comptes personnels.

Choisissez une seule réponse.

Accès aux appareils, aux comptes et aux communications privées

Un accès accepté ne vaut pas autorisation générale de consulter, de copier, de modifier ou de transmettre les contenus accessibles. Toute extension nécessite un nouvel accord.

Les accès dédiés et les autorisations limitées sont privilégiés. Chaque personne conserve la maîtrise de ses appareils et de ses comptes, ainsi que ses moyens personnels de connexion et de récupération. Les mots de passe et les codes de récupération ne sont pas inscrits dans le présent contrat.

G – Garanties communes

Les comportements suivants sont interdits, indépendamment des options sélectionnées :

  • Installer ou utiliser un moyen de surveillance dissimulé.
  • Consulter, copier ou transmettre des contenus au-delà des accès autorisés.
  • Usurper l’identité de l’autre personne, publier en son nom ou modifier ses comptes sans accord explicite.
  • Menacer de révéler des informations ou des contenus privés pour obtenir une action.
  • Contacter des proches, des collègues ou des relations professionnelles au sujet de la dynamique sans accord.
  • Bloquer l’accès d’une personne à ses propres appareils, comptes ou moyens de communication.

Chaque personne peut retirer une permission de commande, interrompre un partage ou révoquer un accès sans sanction. Au retrait de l’accord ou à l’échéance convenue, les liens, partages et autorisations concernés sont effectivement désactivés ou révoqués. Fermer une session ne suffit pas si l’accès reste actif.

Les règles de consentement, de SafeWords et de sécurité des sections 8 à 10 restent applicables. Le signal d’arrêt utilisé à distance doit pouvoir être transmis et reconnu par le moyen de communication choisi.

Une pratique à distance est interrompue dès qu’une personne le demande ou si la communication nécessaire à sa sécurité est perdue. La reprise nécessite de rétablir le contact et de vérifier l’accord de chacun.

Une pratique nécessitant une surveillance physique ne peut pas être réalisée seul sous simple suivi en ligne.

Après une séance ou une pratique à distance, les deux personnes vérifient leur état physique et émotionnel et conviennent du contact ou du soutien nécessaire.

Un appel ou un échange privé n’autorise pas son enregistrement, une capture d’écran ou sa diffusion. Ces actions nécessitent un accord distinct et précis.

La confidentialité et les règles de la dynamique ne doivent jamais retarder une demande d’aide.

19. Argent, dépenses, cadeaux et domination financière

Les deux personnes définissent les arrangements financiers qu’elles souhaitent associer à leur dynamique BDSM. Les dépenses, cadeaux, versements et éventuels jeux de domination financière restent limités aux modalités expressément acceptées ci-dessous.

A – Dépenses et remboursements

Sélectionnez les dépenses concernées. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucune dépense prévue » exclut les autres réponses de cette liste.

Dépenses et remboursements

Précisez qui paie, comment les frais sont répartis, quelles dépenses nécessitent une confirmation préalable et, si un remboursement est prévu, à qui et dans quel délai il est effectué.

Pour du matériel acheté en commun, précisez également qui le conserve et ce qui est convenu en cas de fin de la dynamique.

Les montants et les plafonds sont définis dans la partie D. Une dépense engagée sans l’accord prévu ne peut pas être automatiquement mise à la charge de l’autre personne.

B – Cadeaux, versements et biens prêtés

Sélectionnez les arrangements retenus. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun arrangement prévu » exclut les autres réponses de cette liste.

Cadeaux, versements et biens prêtés

Les montants, fréquences et périodes sont précisés dans la partie D. Une récompense ou une conséquence financière reste soumise aux règles de la section 14.

Si un bien est prêté, complétez le champ suivant.

La remise d’un objet doit être clairement identifiée comme un cadeau ou un prêt. Les conditions de restitution sont convenues avant le prêt.

C – Domination financière

La domination financière utilise l’argent ou certaines décisions de dépense comme support de domination et de soumission.

Choisissez une seule réponse.

Domination financière

Si aucun jeu n’est prévu, le reste de cette partie n’est pas à remplir. Les autres parties de la section restent disponibles.

Sélectionnez les modalités acceptées. Plusieurs réponses sont possibles.

Modalités de domination financière

Les modalités peuvent différer selon les arrangements. Précisez celles qui s’appliquent à chaque dépense, cadeau ou versement concerné.

Les dépenses, cadeaux et versements concernés doivent être identifiés dans les parties A ou B. Les montants et les plafonds de la partie D restent applicables.

Les décisions confiées restent soumises aux exclusions retenues à la section 6.

La sélection d’une modalité ne donne aucun pouvoir général sur les revenus, l’épargne, les biens ou les décisions financières de l’autre personne.

D – Montants, budgets et périodes

Complétez uniquement les informations nécessaires aux arrangements retenus dans les parties A, B et C.

Pour chaque montant ou plafond, précisez les personnes et les arrangements concernés, ainsi que la devise utilisée. Pour une dépense partagée, indiquez si le plafond porte sur le prix total ou sur la part de chaque personne.

Le budget total comprend les dépenses, cadeaux et versements concernés, y compris les sommes prévues comme récompenses ou conséquences à la section 14. Ces montants ne constituent pas des budgets supplémentaires.

Suivi du budget

Le cumul des montants est suivi pour connaître le budget restant, sans compter deux fois un même frais lorsqu’il est remboursé.

Les plafonds par opération et par période s’appliquent ensemble. Ils constituent des limites, pas des objectifs à atteindre.

Révision des plafonds et du budget

Les plafonds peuvent être réduits à tout moment. Toute augmentation nécessite un nouvel accord préalable, hors rôle et en dehors d’une séance. Une opération non prévue nécessite également un accord préalable.

Le budget est réexaminé en cas de changement important des revenus ou des charges, avant de poursuivre les arrangements concernés.

E – Autonomie financière, limites et arrêt

Les garanties suivantes s’appliquent à tous les arrangements de cette section, y compris à la domination financière :

  • Les dépenses essentielles, notamment le logement, l’alimentation, la santé, les transports nécessaires et les charges obligatoires, restent prioritaires.
  • Aucun crédit, emprunt ou financement par paiement différé ne doit servir à financer la dynamique. Les remboursements de frais préalablement convenus dans la partie A restent possibles.
  • Chaque personne conserve la maîtrise de ses ressources et de ses moyens de paiement. Le présent contrat n’autorise aucun accès aux comptes bancaires, cartes ou codes de sécurité de l’autre personne.
  • Le rôle occupé ne confère aucune procuration ni pouvoir de vendre, transférer ou disposer des biens de l’autre personne. Les cadeaux restent ceux expressément convenus dans la partie B.
  • Aucun paiement, achat, cadeau ou justificatif ne peut être obtenu par menace, chantage ou pression, notamment par la menace d’une rupture, d’une humiliation publique ou d’une diffusion d’informations privées.
  • Les justificatifs éventuellement convenus restent limités à l’opération concernée. Ils ne donnent aucun droit de regard général sur les finances ou les autres dépenses de la personne.
  • Un cadeau ou un versement ne vaut jamais consentement à une pratique et ne crée aucune obligation sexuelle.

Une demande financière liée au jeu peut être refusée, suspendue ou arrêtée à tout moment. Ce refus ou cet arrêt ne peut entraîner aucune pénalité, aggravation ni conséquence supplémentaire.

En cas de suspension ou de retrait de l’accord, les virements et autres paiements programmés liés au jeu concerné doivent également être désactivés auprès de la banque ou du service utilisé.

Les dépenses déjà engagées, remboursements convenus et restitutions de biens sont traités hors rôle, selon les modalités définies entre les deux personnes. Ils ne peuvent pas servir à empêcher un retrait du consentement ou la fin de la dynamique.

Les règles de consentement et de suspension de la section 8 ainsi que les SafeWords et signaux d’arrêt de la section 9 restent applicables.

20. Confidentialité, images et enregistrements

Les deux personnes définissent les informations et les contenus qu’elles acceptent de créer, de conserver ou de partager dans leur dynamique BDSM. Chaque autorisation reste limitée aux personnes, aux situations et aux usages expressément convenus ci-dessous.

A – Confidentialité de la dynamique

Choisissez une seule réponse.

Confidentialité de la dynamique

L’autorisation de parler de la dynamique ne permet pas de communiquer des images, des enregistrements ou des échanges privés. Ces usages sont définis dans les parties suivantes.

La confidentialité ne doit jamais empêcher de demander de l’aide, d’obtenir des soins ou de signaler un fait aux autorités. Les engagements de confidentialité restent applicables après la fin de la dynamique.

B – Autorisation des prises de vue et des enregistrements

Choisissez une seule réponse.

Autorisation des prises de vue et des enregistrements

Si aucune capture n’est autorisée, le reste de cette partie et la partie C ne sont pas à remplir. Les parties D à F restent disponibles pour les contenus déjà existants.

Lorsque les captures sont acceptées, choisissez une seule réponse concernant leur mode de décision.

Mode de décision des captures

La personne qui réalise les captures doit être expressément acceptée. La participation d’un photographe ou d’un autre tiers reste soumise à la section 17 et aux règles de confidentialité de la partie A. Avant les prises, cet intervenant accepte les conditions de conservation, d’accès, de diffusion et de suppression convenues.

Les prises de vue et les enregistrements respectent également les règles du lieu ou de l’événement. L’accord entre les participants ne permet pas de contourner les restrictions de l’organisateur.

Pour les contenus intimes, un accord spécifique est confirmé pour chaque prise de vue, capture ou enregistrement, quelle que soit l’option retenue. Les règles des sections 12 et 18 restent applicables.

Aucune capture dissimulée n’est autorisée. Chaque personne peut refuser une capture ou demander son arrêt, y compris lorsqu’une autorisation préalable ou une délégation a été convenue.

C – Contenus et situations autorisés

Sélectionnez les formats acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Formats acceptés

Une capture d’écran est une image fixe. L’enregistrement d’un appel relève des formats audio ou vidéo.

Sélectionnez les contenus acceptés. Plusieurs réponses sont possibles.

Contenus acceptés

Les formats sélectionnés ne suffisent pas à autoriser tous les contenus possibles. Les situations acceptées, les éléments identifiants et les exclusions doivent être précisés.

Les personnes concernées comprennent celles qui sont visibles, audibles ou dont les échanges ou informations personnelles figurent dans le contenu. Leur accord est requis pour la capture et pour les usages envisagés.

La présence d’un tiers dans une séance ne vaut pas autorisation de le photographier, de le filmer, d’enregistrer sa voix ou de capturer ses échanges.

D – Conservation et accès aux contenus

Choisissez une seule réponse.

Conservation des contenus

Si une conservation est prévue, choisissez une seule modalité.

Modalité de conservation

Des modalités différentes peuvent être convenues selon les contenus. Précisez les fichiers concernés par chaque règle.

Les appareils et espaces de stockage doivent être protégés contre les accès non autorisés. Les copies, sauvegardes et synchronisations automatiques sont soumises aux mêmes permissions et durées de conservation.

L’autorisation de conserver un contenu ne donne aucun droit supplémentaire de le transmettre, de le publier ou de le modifier.

E – Envoi, partage et publication

Sélectionnez les usages acceptés. Plusieurs réponses sont possibles. Le choix « Aucun envoi, partage ni publication » exclut les autres réponses de cette liste.

Usages de diffusion acceptés
Validation avant diffusion

Tous les usages de cette partie restent soumis aux règles de confidentialité de la partie A. Pour des contenus déjà existants, précisez également ceux qui sont concernés et les éléments autorisés ou exclus, même si la partie C n’a pas été remplie.

Les cases sélectionnées définissent les usages envisageables. Avant chaque envoi, partage ou publication d’un fichier, les personnes concernées valident son contenu exact, sa version finale et ses destinataires ou supports. Cet accord est consigné par écrit.

Une autorisation donnée pour un destinataire, un support ou un usage ne s’étend pas automatiquement à un autre. La retransmission par un destinataire nécessite également un accord distinct.

Les montages, retouches, modifications de la voix ou transformations par intelligence artificielle nécessitent un accord spécifique. La version ainsi modifiée doit être validée avant sa diffusion.

Diffusion en direct

Avant une diffusion en direct, les personnes concernées valident le cadre prévu : participants, contenus, destinataires ou public, plateforme, durée et moyen d’interruption. Cet accord est consigné par écrit. La diffusion doit pouvoir être interrompue immédiatement à la demande de l’une d’elles.

Le direct reste soumis aux autorisations des parties B et C. Son enregistrement ou sa rediffusion nécessite une autorisation supplémentaire.

Conservation, anonymat et usages commerciaux

Les règles de conservation de la partie D s’appliquent aussi aux plateformes utilisées pour diffuser les contenus. Une publication durable nécessite un accord de conservation compatible ; le choix de suppression immédiate après consultation doit alors être révisé avant la publication.

L’anonymat doit être vérifié au-delà du visage : voix, signes distinctifs, arrière-plan, noms de comptes et données associées aux fichiers peuvent permettre une identification.

Toute utilisation commerciale ou rémunérée nécessite un accord distinct précisant les contenus concernés, leur utilisation et les conditions financières.

F – Retrait de l’accord, suppression et fin du contrat

Chaque personne peut demander l’arrêt des captures, retirer une permission de conservation ou de diffusion, ou demander la suppression d’un contenu qui la concerne. Les nouvelles captures ou utilisations visées par ce retrait cessent immédiatement.

Un refus, un retrait de l’accord ou une demande de suppression ne constitue pas un manquement et ne peut entraîner aucune sanction.

Pour le devenir des contenus à la fin du contrat, choisissez une seule réponse.

Devenir des contenus à la fin du contrat

La remise d’un fichier concernant plusieurs personnes reste soumise aux accords de transmission de la partie E.

Les règles retenues pour la fin du contrat ne prolongent pas les durées fixées dans la partie D et ne font pas obstacle à une demande de suppression formulée auparavant.

La suppression concerne les fichiers et copies placés sous le contrôle des participants. Pour les contenus déjà transmis ou publiés, chacun retire ce qu’il maîtrise et demande la suppression aux destinataires ou services concernés. La suppression de toutes les copies réalisées par des tiers ne peut pas être garantie.

Les règles de confidentialité et de suppression ne doivent pas empêcher la conservation confidentielle de contenus déjà existants nécessaires à une demande d’aide, un signalement, une plainte ou la défense de ses droits. Leur utilisation reste limitée à ces démarches. Cette réserve n’autorise ni de nouvelles captures dissimulées ni la publication des contenus concernés.

Aucun contenu privé ne peut être utilisé pour menacer, faire pression, obtenir une pratique ou empêcher la fin de la dynamique.

Les règles de consentement et de suspension de la section 8 ainsi que les SafeWords et signaux d’arrêt de la section 9 restent applicables.

21. Communication, bilan et aftercare

Les deux personnes définissent leurs échanges dans la dynamique BDSM, l’accompagnement souhaité après les séances et les moments consacrés au bilan. L’aftercare désigne le soutien et l’attention apportés après une séance, selon les besoins de chacun, quel que soit son rôle.

A – Communication et préparation de la séance

Chaque personne peut signaler un besoin, une difficulté ou un changement de son état avant, pendant ou après une séance. Une demande d’échange hors rôle peut toujours être formulée directement.

Chaque personne peut refuser d’encadrer une pratique ou d’assurer un accompagnement qu’elle n’est pas en mesure d’assumer.

Sélectionnez les points à aborder avant les séances. Plusieurs réponses sont possibles.

Communication et préparation de la séance

Cette liste organise l’échange préalable. Les vérifications obligatoires de consentement et de sécurité prévues aux sections 8 à 10 restent applicables, indépendamment des cases cochées.

Si l’état d’une personne ou le temps disponible ne permet pas de respecter le cadre convenu, la séance est adaptée, reportée ou interrompue. Tout changement des besoins ou des limites pendant la séance est pris en compte immédiatement.

B – Besoins d’aftercare

Sélectionnez les formes d’accompagnement souhaitées, puis précisez dans le champ ci-dessous à qui elles s’appliquent. Plusieurs réponses sont possibles.

Besoins d’aftercare
Présence et réassurance
Confort et attention au corps
Calme et repos

Les besoins peuvent différer entre les deux personnes ou évoluer au fil du temps. Précisez les choix communs et ceux propres à chacun. Une personne peut souhaiter de la proximité, puis du temps seule ; ces choix ne s’excluent pas.

Chaque geste reste soumis à l’accord de la personne qui le reçoit. Un contact physique, une conversation ou une autre forme d’accompagnement peut être refusé ou remplacé. Un besoin non prévu ou apparu plus tard peut toujours être exprimé.

C – Organisation de l’aftercare

Sélectionnez les modalités retenues. Plusieurs réponses sont possibles et peuvent se combiner.

Organisation de l’aftercare

Précisez qui apporte l’accompagnement, à quel moment et, si nécessaire, comment reprendre contact. Les moyens de communication et les disponibilités restent ceux convenus à la section 18.

L’accompagnement est adapté aux besoins exprimés et à la séance vécue, y compris lorsqu’elle a été interrompue. La durée indiquée sert à prévoir du temps ; elle ne dispense pas de répondre à un besoin de sécurité ou de demander l’aide nécessaire.

Si l’organisation prévue devient impossible, la solution de remplacement convenue est mise en œuvre. Si aucune solution n’a été prévue ou si elle ne suffit pas, un autre accompagnement est recherché avec la personne concernée. Un soutien apporté par une autre personne nécessite son accord et celui de la personne accompagnée, dans le respect de la confidentialité.

L’aftercare ne doit jamais être conditionné à une performance, à une obéissance ou à l’acceptation d’une pratique. Les soins et l’aide nécessaires restent accessibles conformément aux sections 10 et 14.

D – Bilan et ajustements

Sélectionnez les moments retenus pour faire le point. Plusieurs réponses sont possibles.

Bilan et ajustements

Le bilan porte sur le ressenti de chacun, ce qui a convenu, les difficultés rencontrées, les éventuelles limites mal comprises ou les accords non respectés, ainsi que les changements souhaités. Il peut également permettre de revoir les besoins d’aftercare ou l’organisation de la dynamique. Un accord donné après la séance ne vaut pas autorisation rétroactive.

Un échange immédiat sert d’abord à vérifier comment chacun se sent. Un bilan approfondi peut être reporté jusqu’à ce que les deux personnes soient disponibles pour en discuter.

Le bilan se déroule hors rôle. Chacun peut exprimer une déception, un inconfort ou un désaccord sans sanction ni pression pour donner une appréciation positive. Un ressenti exprimé plus tard doit également pouvoir être discuté.

Les ajustements modifiant le contrat font l’objet d’un nouvel accord explicite, selon les modalités de la section 22. Une demande de changement ne vaut pas, à elle seule, autorisation d’une pratique nouvelle ou d’un dépassement des limites.

L’aftercare et le bilan ne remplacent pas les mesures de santé, de sécurité et d’urgence de la section 10.

22. Modification, pause et fin du contrat

Les deux personnes définissent comment revoir les règles de leur dynamique BDSM, suspendre temporairement leur application ou mettre fin à leur accord. Elles prévoient également les dispositions pratiques nécessaires pendant une pause ou après la fin du contrat.

A – Modification et révision des règles

Chaque personne peut proposer une modification ou demander une révision du contrat. L’ajout d’une règle, l’élargissement d’une autorisation ou l’assouplissement d’une limite nécessitent un accord explicite des deux personnes.

Choisissez une seule réponse concernant la confirmation des modifications.

Confirmation des modifications

Chaque modification précise les règles concernées, leur nouvelle rédaction et la date d’application convenue. Elle peut être consignée dans le contrat, dans une annexe ou dans une nouvelle version complète. Le document utilisé doit permettre d’identifier clairement les dispositions qui remplacent les précédentes.

Les moments et fréquences de révision sont définis dans la partie C de la section 7. Chaque personne peut aussi demander une révision après un changement important dans la dynamique ou sa situation personnelle, ou en cas de difficulté ou de limite mal comprise.

Une proposition ne vaut pas acceptation. Le silence ou l’absence de réponse ne confirme aucune modification.

Les formalités prévues ci-dessus ne doivent jamais retarder une limite exprimée, une demande de pause ou d’arrêt, ni un retrait du consentement. Une personne peut restreindre ou retirer une autorisation immédiatement, sans attendre la mise à jour du document.

B – Pause du contrat et conditions de reprise

Chaque personne peut demander une pause de la dynamique. Sa demande suffit à suspendre l’application des règles de rôle, sans justification obligatoire ni accord préalable de l’autre personne.

Sélectionnez les situations pour lesquelles vous souhaitez anticiper une pause. Plusieurs réponses sont possibles.

Situations pour anticiper une pause

Ces choix servent à préparer l’organisation d’une pause. Une pause peut toujours être demandée pour un autre motif ou sans motif indiqué. Les situations imposant une interruption immédiate aux sections 8 à 10 restent applicables.

Pendant la pause, l’autorité confiée, les tâches, les protocoles, les conséquences, les restrictions de la dynamique et les obligations de disponibilité cessent de s’appliquer. La commande des accessoires à distance est interrompue.

Les accès numériques et le partage de localisation accordés pour la dynamique sont suspendus, sauf permission distincte expressément maintenue par la personne concernée. Les engagements de confidentialité restent applicables.

La pause peut avoir une durée déterminée ou rester sans date de fin fixée. Seules les dispositions pratiques précisément désignées et acceptées par les deux personnes peuvent être maintenues.

La reprise nécessite un nouvel accord explicite des deux personnes. Une date envisagée, la fin d’un empêchement ou un échange ordinaire ne réactive pas automatiquement le contrat.

Avant la reprise, les personnes vérifient que le cadre, les limites et les conditions pratiques leur conviennent toujours. Les permissions retirées, notamment les accès numériques ou la commande d’un accessoire, doivent être confirmées de nouveau.

C – Fin du contrat

Chaque personne peut mettre fin au contrat par une demande claire, exprimée directement ou par un moyen de communication convenu. Aucun préavis, entretien, signature, paiement ou accord de l’autre personne ne peut conditionner l’arrêt de la dynamique.

La fin du contrat concerne le cadre BDSM convenu. Elle ne détermine pas, à elle seule, le devenir d’une éventuelle relation personnelle.

Si une échéance est prévue dans le contrat, celui-ci prend fin à cette échéance, sauf renouvellement expressément accepté par les deux personnes.

Sélectionnez les démarches de clôture souhaitées. Plusieurs réponses sont possibles. Ces démarches restent facultatives et ne retardent pas la fin de l’accord.

Démarches de clôture souhaitées

Chaque personne peut refuser une rencontre ou un échange de clôture. Une demande de fin ne constitue pas un manquement et ne peut entraîner aucune sanction.

Les restitutions, les questions financières déjà convenues et les autres suites pratiques sont traitées séparément. Elles ne prolongent pas l’autorité confiée ni les obligations de rôle.

D – Mesures à prendre après la fin

À la fin du contrat, les règles de rôle cessent de s’appliquer : autorité, tâches, protocoles, conséquences, restrictions et obligations de disponibilité. Les titres et surnoms liés à la dynamique ne peuvent plus être exigés.

Les autorisations de commande à distance et de partage de localisation accordées pour la dynamique prennent fin. Chaque personne révoque les accès qu’elle a accordés pour la dynamique et qu’elle maîtrise, puis modifie ses propres codes si nécessaire. Cette démarche n’autorise aucune intervention sur les comptes ou appareils de l’autre personne.

Les biens confiés ou prêtés sont restitués selon les dispositions de la section 19. Le devenir des contenus, leur suppression éventuelle et les engagements de confidentialité restent soumis à la section 20.

Sélectionnez les modalités pratiques à prévoir selon votre situation. Plusieurs réponses sont possibles et peuvent concerner des biens ou des périodes différents.

Modalités pratiques après la fin

Les documents à restituer sont ceux confiés ou prêtés. Les exemplaires personnels du contrat et les contenus conservés dans les conditions prévues à la section 20 ne sont pas automatiquement concernés.

Une restitution ne doit jamais imposer une rencontre refusée. Si une période sans contact direct est retenue, les démarches nécessaires peuvent être organisées par un canal limité ou un intermédiaire convenu.

Aucun objet, accès ou contenu privé ne peut être retenu pour obtenir une reprise de la dynamique, une pratique ou un contact refusé.

Sécurité immédiate en cas de pause ou de fin

En cas de pause ou de fin, les pratiques en cours sont arrêtées et la remise en sécurité est organisée conformément aux sections 8 à 10, y compris hors séance. Tout dispositif de contrainte ou de chasteté dont le port n’est plus souhaité est retiré dans les conditions de sécurité prévues aux sections 10 et 12, sans attendre les démarches de restitution.

Les besoins immédiats d’accompagnement sont pris en compte selon la section 21, en recherchant une solution adaptée si l’organisation prévue devient impossible. Cela ne crée aucune obligation de disponibilité ou de contact permanent après la fin du contrat.

23. Règles personnalisées

Cette partie facultative permet aux deux personnes de compléter leur contrat BDSM par des règles adaptées à leur dynamique, des précisions personnelles ou des annexes convenues.

A – Règles et précisions complémentaires

Pour chaque règle ajoutée, précisez la personne concernée, la consigne exacte, ses moments d’application et les éventuelles exceptions.

Règles complémentaires
Limites et précisions personnelles

Les règles complémentaires doivent respecter les autorisations, les limites et les mesures de sécurité du contrat. Elles ne peuvent restreindre l’utilisation des SafeWords et des signaux d’arrêt, le droit de refuser une pratique, de demander une pause ou de mettre fin à la dynamique.

Toute modification d’une disposition existante doit identifier la section concernée et suivre les modalités de la section 22. Une contradiction doit être clarifiée avant l’application de la règle concernée.

Un point encore en discussion ne constitue pas une règle acceptée ni une autorisation.

B – Annexes et documents associés

Les deux personnes peuvent joindre des documents précisant certaines dispositions du contrat. Chaque document doit être clairement identifié et accessible à chacune d’elles.

Les règles contenues dans une annexe nécessitent un accord explicite des deux personnes et restent soumises aux garanties du présent contrat. La référence à un document n’autorise pas automatiquement toutes les pratiques qu’il décrit.

24. Relecture du contrat

Les deux personnes relisent l’ensemble du document, les options sélectionnées, les champs renseignés et les éventuelles annexes. Elles vérifient que cette version correspond aux choix qu’elles ont discutés et acceptés.

A – Vérifications avant signature

Confirmez ensemble chacun des points suivants avant de signer.

Tout point incompris ou contesté doit être clarifié avant la signature.

Ces confirmations rendent compte de la relecture du document. Les droits de refus, de pause et d’arrêt restent applicables indépendamment des cases cochées.

Les signatures portent sur cette version et les choix qu’elle contient. Elles ne remplacent jamais le consentement au moment d’une pratique et n’obligent personne à commencer ou à poursuivre une activité.

B – Version et exemplaires du contrat

Chaque personne conserve une copie complète de la même version signée, comprenant les choix retenus, les précisions renseignées et les annexes acceptées. Chaque exemplaire est protégé contre les accès non autorisés ; son partage respecte les engagements de confidentialité convenus.

C – Prochaine révision

Cette date sert à organiser la révision prévue à la section 7. Chacun conserve la possibilité de proposer un changement ou de signaler une difficulté à tout moment.

25. Signatures du contrat

Les identités utilisées ci-dessous correspondent à celles indiquées à la section 1. Vous pouvez renseigner les champs de signature à l’ordinateur ou laisser les cadres vides pour signer à la main après impression.

Personne dominante

Personne soumise

Le PDF contient des champs à remplir et reprend vos réponses déjà saisies. Pour le compléter après téléchargement, ouvrez-le avec un lecteur PDF compatible, comme Adobe Acrobat Reader, Google Chrome ou Microsoft Edge. L’impression reprend toutes les options et les réponses présentes au moment du clic. Sans réponse saisie, le contrat s’imprime vierge. Monsieur Chasteté ne reçoit ni ne conserve vos réponses.

Vous pouvez également copier le modèle dans un document texte, le compléter, puis l’imprimer ou l’enregistrer en PDF depuis votre éditeur. Conservez les règles de consentement et d’arrêt, même si vous retirez des options.

Comment remplir et adapter votre contrat BDSM ?

Le modèle donne un point de départ. Pour obtenir un contrat qui vous ressemble, mieux vaut discuter de quelques règles concrètes que signer une longue liste dont vous n’avez pas parlé.

Prenez le temps de discuter avant de remplir les champs. Une proposition n’est pas une obligation : vous pouvez la reformuler, la laisser de côté ou décider d’en reparler plus tard. Une rubrique laissée vide ne donne aucune permission supplémentaire.

Définir ensemble le cadre et les rôles

Commencez par une question simple : à quels moments voulez-vous appliquer ces règles ? Une séance de deux heures et une relation suivie n’impliquent pas les mêmes disponibilités. Précisez aussi ce qui reste en dehors du jeu : le travail, certains lieux, les échanges avec vos proches ou les moments où vous avez besoin de repos.

Dans une dynamique de domination et de soumission, la personne dominante guide les activités dans les limites convenues. La personne soumise choisit de suivre cette direction dans le cadre accepté. Ces rôles ne signifient pas que l’une décide de tout et que l’autre perd le droit de parler ou de refuser.

Ce modèle s’adresse à deux personnes majeures. Les mots « dominante » et « soumise » désignent ici les rôles choisis dans la relation, sans imposer le genre ou l’orientation sexuelle des partenaires. Dans ce modèle, les rôles restent fixes pour chaque exemplaire. Chacun renseigne le rôle qu’il occupe dans cet exemplaire.

Choisir les rubriques utiles à votre relation

Parcourez les vingt-cinq sections, cochez les options utiles et renseignez les champs correspondants. Les règles de consentement, de refus et d’arrêt restent présentes dans toutes les versions.

Pour un premier contrat de soumission, commencez par les rubriques qui vous concernent. Les rituels, le budget ou l’exclusivité restent facultatifs.

Un contrat BDSM plus complet peut détailler davantage de situations. Il ne doit pas devenir une liste de contraintes acceptées par défaut. Si un point ne vous concerne pas, laissez l’option décochée. Si vous hésitez sur une pratique, discutez-en avant de la sélectionner comme acceptée.

Le mot « soft » peut désigner une dynamique moins intense ou des règles plus légères, selon les personnes. Il ne suffit pas à décrire un accord : indiquez ce que vous acceptez concrètement. Une formule comme « tout ce qui reste soft » laisse chacun interpréter la limite à sa manière.

Formuler des règles précises et compréhensibles

Écrivez avec des mots que vous utilisez tous les deux. Une règle doit permettre de comprendre ce qui est attendu, quand elle s’applique et comment signaler une difficulté.

Au lieu de « rester disponible », vous pourriez convenir de « prévoir un échange le mercredi soir, si nos horaires le permettent ». Au lieu de « obéir en toutes circonstances », définissez une consigne précise, son contexte et les limites qui l’accompagnent.

Voici un exemple de quelques champs remplis :

  • Cadre : deux rencontres prévues en octobre, uniquement dans un lieu privé convenu ensemble.
  • Rôles : la personne dominante guide la séance ; la personne soumise suit les consignes acceptées avant son début.
  • Communication : un échange la veille pour confirmer les envies, les limites et la disponibilité de chacun.
  • Bilan : une discussion le lendemain, puis une relecture du contrat après la deuxième rencontre.

Cet exemple illustre la rédaction ; il ne remplit pas le contrat à votre place. Prenez aussi le temps de compléter les limites et les moyens d’arrêt. Relisez ensuite l’ensemble à voix haute : cela aide à repérer les mots vagues et les attentes que vous n’aviez pas comprises de la même façon.

Quelle est la valeur juridique d’un contrat BDSM en France ?

Ce modèle sert d’abord à discuter et à consigner des règles. Il n’offre pas une protection juridique automatique et ne permet pas de rendre licite une activité qui ne l’est pas.

Une signature ne remplace pas le consentement

En France, l’article 222-22 du Code pénal précise que le consentement sexuel doit être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Il ne peut pas être déduit du seul silence ou de l’absence de réaction.

Une signature donnée aujourd’hui ne suffit donc pas à établir l’accord d’une personne pour un acte futur. De même, une activité mentionnée dans le document ne doit pas être poursuivie lorsqu’un partenaire retire son consentement. Ces règles s’appliquent quels que soient les rôles choisis.

Ce que le document peut encadrer et ce qu’il ne peut pas autoriser

Le contrat peut mettre par écrit des attentes : des horaires, une manière de communiquer, des limites ou des rendez-vous de bilan. Il ne peut pas donner un droit de propriété sur une personne, supprimer son droit de refuser ni servir d’autorisation générale pour lui imposer des actes.

L’article 1162 du Code civil interdit aux contrats de déroger à l’ordre public. La portée éventuelle d’autres clauses dépend de leur contenu et du contexte : il serait trop général de dire que tout écrit de ce type est sans effet, ou, à l’inverse, que toutes les règles signées deviennent juridiquement contraignantes.

Si votre document prévoit des engagements financiers, le partage de contenus intimes ou une autre obligation dont vous souhaitez connaître les effets juridiques, faites vérifier ces points par un professionnel du droit. Une rédaction qui ressemble à un acte juridique ne suffit pas à les rendre valables.

Comment télécharger ou imprimer votre contrat BDSM ?

Vous pouvez compléter le modèle sur cette page, le télécharger pour le remplir à l’ordinateur ou l’imprimer vierge pour écrire à la main.

  • « Télécharger le contrat BDSM en PDF » télécharge directement le PDF remplissable. Vos réponses déjà saisies sont reprises. Ouvrez le fichier avec un lecteur compatible, comme Adobe Acrobat Reader, Google Chrome ou Microsoft Edge, puis enregistrez vos modifications.
  • « Imprimer le contrat BDSM » ouvre l’aperçu d’impression du formulaire, sans les textes de l’article. Toutes les options restent visibles. Le contrat s’imprime vierge si vous n’avez rien renseigné ; sinon, il reprend vos cases cochées et vos textes saisis.
  • « Effacer les réponses » vide les champs et décoche les options après confirmation.

Avant de signer, relisez les champs et les options choisies. Vérifiez aussi l’aperçu avant l’impression et conservez chacun un exemplaire de la version validée. Pour des réponses longues saisies dans le PDF après téléchargement, utilisez une page de complément si elles dépassent le cadre visible.

Évitez de placer votre contrat dans un dossier partagé par défaut. Les pseudonymes, les limites et les échanges décrits peuvent rester des informations privées, même sans votre nom complet.

Contrat de soumission, d’appartenance ou de chasteté : quelles différences ?

Contrat de soumission et contrat BDSM

L’expression « contrat de soumission » met surtout l’accent sur une dynamique de domination et de soumission : les rôles, les consignes acceptées et les responsabilités de chacun. « Contrat BDSM » est une appellation plus large, qui peut couvrir différentes activités et des rôles alternés.

Dans les faits, les deux termes peuvent désigner un document très proche. Le titre compte moins que les règles choisies. Vous pouvez utiliser le modèle ci-dessus comme contrat pour un soumis ou une soumise en adaptant les champs à votre relation.

Contrat d’appartenance et soumission totale

Certains partenaires parlent de contrat d’appartenance pour exprimer un engagement symbolique, des rituels ou une relation suivie. L’expression « soumission totale » peut aussi désigner des règles étendues à plusieurs moments du quotidien.

Ces mots doivent être expliqués entre vous. Quelles situations concernent-ils ? Qu’est-ce qui reste privé ou hors du cadre ? Ils ne signifient ni propriété réelle sur une personne, ni accord définitif. Même dans une relation très codifiée, chacun garde la possibilité de refuser et d’arrêter.

Contrat de chasteté : un accord centré sur une pratique particulière

Un contrat de chasteté traite plus précisément des règles liées à la chasteté : le port éventuel d’une cage, la gestion des clés, les retraits et les attentes discutées avec le partenaire.

Si c’est votre seul objectif, notre modèle de contrat de chasteté sera plus directement adapté. Le contrat BDSM peut mentionner cette pratique, mais il n’est pas nécessaire de lui ajouter toutes les rubriques d’une relation plus large.

Questions fréquentes sur le contrat BDSM

Faut-il obligatoirement un contrat écrit pour pratiquer le BDSM ?

Un document écrit n’est pas ce qui crée le consentement. Il peut aider à clarifier les attentes et à garder une trace des règles discutées, surtout lorsque la relation comporte plusieurs engagements. Avec ou sans contrat, il faut vérifier l’accord de chacun et respecter les refus au moment des activités.

Qui doit rédiger le contrat : la personne dominante ou les deux partenaires ?

L’une des personnes peut préparer une première version. L’autre doit pouvoir la lire, poser des questions, refuser des clauses et proposer des changements. Le rôle dominant ne donne pas le droit d’imposer le document. La version retenue doit résulter d’une discussion commune.

Peut-on utiliser ce modèle pour une relation à distance ?

Oui, en précisant les moyens de contact, les disponibilités, les délais de réponse et les limites des échanges. Discutez séparément du partage éventuel de photos ou de vidéos. Une relation à distance ne suppose pas une disponibilité permanente, et une absence de réponse ne vaut pas accord.

Sources et références